La Costa Smeralda est sans doute la région la plus connue de Sardaigne, cependant, en juillet-août, elle se transforme en un véritable théâtre de luxe surpeuplé.
Hôtels hors de prix, plages bondées, circulation infernale : le charme naturel des lieux disparaît derrière le glamour superficiel.
Porto Cervo a très peu à offrir en termes d’authenticité sarde.
Le centre-ville est essentiellement composé de boutiques de luxe, de bars huppés et d’hôtels hors de prix.
L’ambiance y est impersonnelle et très éloignée de la culture locale.
La plage de La Pelosa est aujourd’hui victime de son succès, malgré des quotas de visiteurs instaurés pour protéger l’écosystème, elle reste envahie chaque été.
L’expérience est souvent décevante à cause du manque de place et des règles strictes.
Les marchés destinés aux touristes manquent souvent d’authenticité, certains produits « artisanaux » sont en réalité fabriqués à la chaîne et importés.
L’âme sarde est difficile à retrouver dans ces lieux transformés en vitrines commerciales.
Certaines zones autour d’Arbatax ont vu la création de plages artificielles ou modifiées pour plaire aux touristes, résultat : un environnement peu naturel, une faune perturbée, et une ambiance moins sereine.
L’impact écologique est préoccupant.
La vieille ville d’Alghero est charmante, mais attention aux restaurants qui bordent les principales artères, menus en cinq langues, pizzas surgelées et service expéditif sont fréquents.
Ces établissements misent sur la rapidité plus que sur la qualité.
Certaines excursions organisées vers l’archipel de La Maddalena ou les grottes marines ont perdu leur caractère pittoresque, bateaux bondés, haltes minutées, musique forte…
Vous risquez de passer plus de temps à faire la queue qu’à admirer la nature.