J’avais 29 ans quand mon mari est mort et je n’ai jamais laissé entrer un autre homme dans ma maison.
L’amour ne m’intéresse pas et ne m’a jamais intéressé.
Quand mon mari est mort, tous les hommes sont morts.
Personnellement, je ne me suis pas mariée car je n’y étais pas destinée.
Comme c’était la guerre quand j’étais jeune fille, j’ai préféré rester célibataire parce que j’avais trop peur de devenir veuve.
En Sardaigne, les femmes travaillent énormément.
En plus du travail de la ferme, elles font la cuisine, le lavage, le ménage, etc., pendant que les hommes se reposent et lisent le journal.
À mon avis, elles méritent un prix Nobel.
La femme est une merveille!
Vive la femme!
J’ai tellement travaillé dans ma vie, que ça m’a coûté ma santé.
Mon corps est si usé que j’ai maintenant du mal à marcher.
J’étais mère au foyer et paysanne, et je n’arrêtais jamais.
Mon mari et moi étions comme des lions enragés, à travailler sans répit.
Quand j’étais plus jeune, la vie était dure mais je pense qu’elle était plus belle qu’aujourd’hui.
Au village, il y avait beaucoup d’affection entre les gens, on s’aimait beaucoup et l’on s’entraidait.
J’ai fait de nombreux sacrifices dans ma vie et j’ai travaillé énormément, mais toujours avec amour, contentement et reconnaissance.
Je n’ai jamais été jalouse ou envieuse.
Quand une chose est belle, je l’admire.
Je la complimente.
Je ne la désire pas car c’est inutile.
Ce que j’ai me suffit.
Je n’ai rien mais j’ai tout.
Je n’ai pas d’enfants, ce sont mes nièces qui s’occupent de moi.
Tous les jours, une de mes nièces vient m’aider à la maison et me tenir compagnie.
J’ai tellement travaillé dans ma vie, que ça m’a coûté ma santé.
Mon corps est si usé que j’ai maintenant du mal à marcher.
J’étais mère au foyer et paysanne, et je n’arrêtais jamais.
Mon mari et moi étions comme des lions enragés, à travailler sans répit.